Literatur/Lyrik

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Stanislaw Jerzy Lec

Unfrisierte Gedanken

Max Frisch

Hinken
Ehepaar in der Krise
Eifersucht
Eifersucht in der Liebe
Höflichkeit
Sittlichkeit
Skizze eines Unglücks
Fragebögen
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

Antoine de Saint-Exupéry:

Le Petit Prince

Jacques Prévert:

Les feuilles mortes

“Schon seit einer Stunde folgen Sie mir überall hin. Können Sie mir endlich sagen, was Sie eigentlich von mir wollen?”

u.a.: empfehlenswerte Linksammlung deutschsprachiger Autoren http://www.goethe.de/os/hon/aut/deindex.htm

Erich Kästner:

Er weiß nicht, ob er sie liebt
Ganz besonders feine Damen
Sogenannte Klassefrauen
Der Kümmerer
Höhere Töchter im Gespräch
Dezember
Der 13. Monat

Khalil Gibran:

Von den Kindern
Von der Arbeit
Von der Ehe
Von der Freude und vom Leid

Kurt Tucholsky:

Augen in der Großstadt
Pfeifen anrauchen
Das Ideal
Wiederaufnahmeverfahren
Wo kommen die Löcher im Käse her
Herr Wendriner erzieht seine Kinder

Aus: Antoine de Saint-Exupéry: Le Petit Prince

C'est alors qu'apparut le renard.
"Bonjour", dit le renard.
"Bonjour", répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.
"Je suis là", dit la voix, "sous le pommier."
"Qui es-tu ?" dit le petit prince. "Tu es bien joli..."
"Je suis un renard", dit le renard.
"Viens jouer avec moi", lui proposa le petit prince. "Je suis tellement triste..."
"Je ne puis pas jouer avec toi", dit le renard. "Je ne suis pas apprivoisé."
"Ah! Pardon", fit le petit prince. Mais, après réflexion, il ajouta : "Qu'est-ce que signifie « apprivoiser » ?"
"Tu n'es pas d'ici", dit le renard, "que cherches-tu ?"
"Je cherche les hommes", dit le petit prince. "Qu'est-ce que signifie « apprivoiser » ?"
"Les hommes", dit le renard, "ils ont des fusils et ils chassent. C'est bien gênant! Ils élèvent aussi des poules. C'est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ?"
"Non, dit le petit prince. je cherche des amis. Qu'est-ce que signifie « apprivoiser » ?"
"C'est une chose trop oubliée", dit le renard. "Ça signifie « créer des liens... »"
"Créer des liens ?"
"Bien sûr", dit le renard. "Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde..."
"Je commence à comprendre", dit le petit prince. "Il y a une fleur... je crois qu'elle m'a apprivoisé..."
"C'est possible", dit le renard. "On voit sur la Terre toutes sortes de choses..."
"Oh! Ce n'est pas sur la Terre", dit le petit prince. Le renard parut très intrigué.
"Sur une autre planète ?"
"Oui."
"Il y a des chasseurs, sur cette planète-là ?"
"Non."
"Ça, c'est intéressant! Et des poules?"
"Non."
"Rien n'est parfait", soupira le renard. Mais le renard revint à son idée: "Ma vie est monotone, je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m'ennuie donc un peu. Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé..."
Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince:
"S'il te plaît... apprivoise-moi !" dit-il.
"Je veux bien", répondit le petit prince, "mais je n'ai pas beaucoup de temps. J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître."
"On ne connaît que les choses que l'on apprivoise", dit le renard. "Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !"
"Que faut-il faire ?" dit le petit prince.
"Il faut être très patient", répondit le renard. "Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'oeil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près..."
Le lendemain revint le petit prince.
"Il eût mieux valu revenir à la même heure", dit le renard. "Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l'après-midi, dès trois heures je commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux. À quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai; je découvrirai le prix du bonheur! Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le coeur... Il faut des rites."
"Qu'est-ce qu'un rite ?" dit le petit prince.
"C'est aussi quelque chose de trop oublié", dit le renard. "C'est ce qui fait qu'un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures. Il y a un rite, par exemple, chez mes chasseurs. Ils dansent le jeudi avec les filles du village. Alors le jeudi est jour merveilleux! Je vais me promener jusqu'à la vigne. Si les chasseurs dansaient n'importe quand, les jours se ressembleraient tous, et je n'aurais point de vacances."
Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure du départ fut proche:
"Ah!" dit le renard... "Je pleurerai."
"C'est ta faute", dit le petit prince, "je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise..."
"Bien sûr", dit le renard.
"Mais tu vas pleurer!" dit le petit prince.
"Bien sûr, dit le renard.
 "Alors tu n'y gagnes rien!"
"J'y gagne", dit le renard, "à cause de la couleur du blé."
Puis il ajouta: "Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d'un secret."
Le petit prince s'en fut revoir les roses.
"Vous n'êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n'êtes rien encore", leur dit-il. "Personne ne vous a apprivoisées et vous n'avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n'était qu'un renard semblable à cent mille autres. Mais j'en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde." Et les roses étaient gênées.
"Vous êtes belles, mais vous êtes vides", leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu'elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosée. Puisque c'est elle que j'ai mise sous globe. Puisque c'est elle que j'ai abritée par le paravent. Puisque c'est elle dont j'ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c'est elle que j'ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c'est ma rose."
Et il revint vers le renard :
"Adieu", dit-il...
"Adieu", dit le renard. "Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux."
"L'essentiel est invisible pour les yeux", répéta le petit prince, afin de se souvenir.
"C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante."
"C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose..." dit le petit prince, afin de se souvenir.
"Les hommes ont oublié cette vérité", dit le renard. "Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose..."  "Je suis responsable de ma rose..." répéta le petit prince, afin de se souvenir

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Jacques Prévert: Les feuilles mortes

Oh! Je voudrais tant que tu te souviennes
des jours heureux ou nous étions amis.
En ce temps-là la vie était plus belle
et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui.
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle.
Tu vois, je n'ai pas oublié...
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
les souvenirs et les regrets aussi. 
Et le vent du Nord les emporte
dans la nuit froide de l'oubli.
Tu vois, je n'ai pas oublié
la chanson que tu me chantais.
C'est une chanson qui nous ressemble.
Toi tu m'aimais et je t'aimais.
Nous vivions tous les deux ensemble
toi qui m'aimais moi qui t'aimais.
Mais la vie sépare
ceux qui s'aiment
tout doucement
sans faire de bruit.
Et la mer efface sur le sable
les pas des amants désunis.
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
les souvenirs et les regrets aussi.
Mais mon amour silencieux et fidèle
sourît toujours et remercie la vie.
Je t'aimais tant, tu étais si jolie.
Comment veux-tu que je t'oublie.
En ce temps-là la vie était plus belle
et le soleil plus brûlant qu'aujourd’hui.
Tu étais ma plus douce amie.
Mais je n'ai que faire des regrets.
Et la chansons que tu chantais
toujours, toujours je l'entendrai!
C'est une chanson qui nous ressemble,
toi tu m'aimais et je t'aimais.
Nous vivions tous les les deux ensemble
toi qui m'aimais moi qui t’aimais.
Mais la vie sépare ceux qui s'aiment
tout doucement sans faire de bruit.
Et la mer efface sur le sable
les pas des amants désunis.

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Khalil Gibran: Von den Kindem

 Und eine Frau, die einen Säugling an der Brust hielt,
sagte: Sprich uns von den Kindern.
Und er sagte:
Eure Kinder sind nicht eure Kinder.
Sie sind die Söhne und Töchter der Sehnsucht
des Lebens nach sich selber.
Sie kamen durch euch, aber nicht von euch,
und obwohl sie mit euch sind,
gehören sie euch doch nicht.
Ihr dürft ihnen eure Liebe geben,
aber nicht eure Gedanken,
denn sie haben ihre eigenen Gedanken.
Ihr dürft ihren Körpern ein Haus geben,
aber nicht ihren Seelen,
denn ihre Seelen wohnen im Haus von morgen,
das ihr nicht besuchen könnt,
nicht einmal in euren Träumen.
Ihr dürft euch bemühen, wie sie zu sein,
aber versucht nicht, sie euch ähnlich zu machen.
Denn das Leben läuft nicht ruckwärts,
noch verweilt es im Gestern.
Ihr seid die Bogen,
von denen eure Kinder als lebende
Pfeile ausgeschickt werden.
Der Schütze sieht das Ziel
auf dem Pfad der Unendlichkeit,
und Er spannt euch mit Seiner Macht,
damit Seine Pfeile schnell und weit fliegen.
Laßt euren Bogen von der Hand des
Schützen auf Freude gerichtet sein;
Denn so wie Er den Pfeil liebt, der fliegt,
so liebt Er auch den Bogen, der fest ist

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Khalil Gibran: Von der Arbeit

Dann sagte ein Landmann: Sprich uns von der Arbeit. Und er antwortete und sagte: Ihr arbeitet, um mit der Erde und der Seele der Erde Schritt zu halten. Denn müßig sein heißt, den Jahreszeiten fremd zu werden und auszuscheren aus dem Lauf des Lebens, das in Würde und stolzer Ergebung der Unendlichkeit entgegenschreitet. Wenn ihr arbeitet, seid ihr eine Flöte, durch deren Herz sich das Flüstern der Stunden in Musik verwandelt. Wer von euch wäre gern ein Rohr, stumm und still, wenn alles andere im Einklang singt
Es ist euch immer gesagt worden, Arbeit sei ein Fluch und Mühsal ein Unglück. Aber ich sage euch, wenn ihr arbeitet, erfüllt ihr einen Teil des umfassendsten Traums der Erde, der euch bei der Geburt dieses Traums zugeteilt worden ist. Und wenn ihr Mühsal auf euch nehmt, liebt ihr das Leben wahrhaft. Und das Leben durch Mühsal zu lieben, heißt mit dem innersten Geheimnis des Lebens vertraut zu sein. Aber wenn ihr in eurem Schmerz die Geburt ein Leid nennt und die Erhaltung des Fleisches einen Fluch, der euch auf der Stirn geschrieben steht, dann erwidere ich, daß nur der Schweiß auf eurer Stirn das wegwaschen wird, was geschrieben steht.
Es ist euch auch gesagt worden, das Leben sei Dunkelheit, und in eurer Erschöpfung gebt ihr wieder, was die Erschöpften sagten. Und ich sage, das Leben ist in der Tat Dunkelheit, wenn der Trieb fehlt. Und aller Trieb ist blind, wenn das Wissen fehlt. Und alles Wissen ist vergeblich, wenn die Arbeit fehlt. Und alle Arbeit ist leer, wenn die Liebe fehlt. Und wenn ihr mit Liebe arbeitet, bindet ihr euch an euch selber und an einander und an Gott. Und was heißt, mit Liebe arbeiten? Es heißt, das Tuch mit Fäden weben, die aus euren Herzen gezogen sind, als solle euer Geliebter dieses Tuch tragen. Es heißt, ein Haus mit Zuneigung bauen, als solle eure Geliebte in dem Haus wohnen. Es heißt, den Samen mit Zärtlichkeit säen und die Ernte mit Freude einbringen, als solle euer Geliebter die Frucht essen. Es heißt, allen Dingen, die ihr macht, einen Hauch eures Geistes einflößen Und zu wissen, daß die selig Verstorbenen um euch stehen und zusehen. Oft habe ich euch sagen hören, als sprächet ihr im Schlaf. "Der mit Marmor arbeitet und im Stein die Gestalt seiner Seele wiederfindet, ist edler als der, der den Boden pflügt. Und der den Regenbogen ergreift, um ihn auf eine Leinwand zum Ebenbild des Menschen zu machen, ist mehr als der, der die Sandalen für unsere Füße macht." Aber ich sage nicht im Schlaf, sondern in der Überwachheit der Mittagsstunde, daß der Wind zu den riesigen Eichen nicht süßer spricht als zum geringsten aller Grashalme. Und der allein ist groß, der die Stimme des Windes in ein Lied verwandelt, das durch seine Liebe noch süßer wird. Arbeit ist sichtbar gemachte Liebe.
Und wenn ihr nicht mit Liebe, sondern nur mit Widerwillen arbeiten könnt, laßt besser eure Arbeit und setzt euch ans Tor des Tempels und nehmt Almosen von denen, die mit Freude arbeiten. Denn wenn ihr mit Gleichgültigkeit Brot backt, backt ihr ein bitteres Brot, das nicht einmal den halben Hunger des Menschen stillt. Und wenn ihr die Trauben mit Widerwillen keltert, träufelt eure Abneigung ein Gift in den Wein. Und auch wenn ihr wie Engel singt und das Singen nicht liebt, macht ihr die Ohren der Menschen taub für die Stimmen des Tages und die Stimmen der Nacht.

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Khalil Gibran: Von der Ehe

Dann sprach Almitra abermals und sagte: Und was ist mit der Ehe, Meister? Und er antwortete und sprach: Ihr wurdet zusammen geboren, und ihr werdet auf immer zusammen sein. Ihr werdet zusammen sein, wenn die weißen Flügel des Todes eure Tage scheiden. Ja, ihr werdet selbst im stummen Gedenken Gottes zusammen sein. Aber laßt Raum zwischen euch. Und laßt die Winde des Himmels tanzen. Liebt einander, aber macht die Liebe nicht zur Fessel: Laßt sie eher ein wogendes Meer zwichen den Ufern eurer Seelen sein. Füllt einander den Becher, aber trinkt nicht aus einem Becher.
Gebt einander von eurem Brot, aber eßt nicht vom selben Laib. Singt und tanzt zusammen und seid fröhlich, aber laßt jeden von euch allein sein, so wie die Saiten einer Laute allein sind und doch von derselben Musik erzittern. Gebt eure Herzen, aber nicht in des anderen Obhut. Denn nur die Hand des Lebens kann eure Herzen umfassen. Und steht zusammen, doch nicht zu nah: denn die Säulen des Tempels stehen für sich, und die Eiche und die Zypresse wachsen nicht im Schatten der anderen.

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Khalil Gibran: Von der Freude und vom Leid

Dann sagte eine Frau: Sprich uns von der Freude und vom Leid. Und er antwortete: Eure Freude ist euer Leid ohne Maske. Und derselbe Brunnen, aus dem euer Lachen aufsteigt, war oft von euren Tränen erfüllt. Und wie könnte es anders sein? Je tiefer sich das Leid in euer Sein eingräbt, desto mehr Freude könnt ihr fassen. Ist nicht der Becher, der euren Wein enthält, dasselbe Gefäß, das im Ofen des Töpfers gebrannt wurde? Und ist nicht die Laute, die euren Geist besänftigt, dasselbe Holz, das mit Messern ausgehöhlt wurde? Wenn ihr fröhlich seid, schaut tief in eure Herzen, und ihr werdet finden, daß nur das, was euch Leid bereitet hat, euch auch Freude gibt. Wenn ihr traurig seid, schaut wieder in eure Herzen, und ihr werdet sehen, daß die Wahrheit um das weint, was euch Vergnügen bereitet hat.
Einige von euch sagen: "Freude ist größer als Leid", und andere sagen: "Nein, Leid ist größer." Aber ich sage euch, sie sind untrennbar. Sie kommen zusammen, und wenn einer allein mit euch am Tisch sitzt, denkt daran, daß der andere auf eurem Bett schläft. Wahrhaftig, wie die Schalen einer Waage hängt ihr zwischen eurem Leid und eurer Freude. Nur wenn ihr leer seid, steht ihr still und im Gleichgewicht. Wenn der Schatzhalter euch hochhebt, um sein Gold und sein Silber zu wiegen, muß entweder eure Freude oder euer Leid steigen oder fallen.

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Aus: Stanislaw Jerzy Lec: Unfrisierte Gedanken

Aus einer Reihe von Nullen macht man leicht eine Kette
Die Uhr schlägt. Alle.
Analphabeten müssen diktieren.
Ohne die Kenntnis der fremden Sprache wirst du nie das Schweigen des Ausländers verstehen können.
Hört auf, geistige Dürre fruchtbar zu machen.
Im Anfang war das Wort - am Ende die Phrase.
Was hinkt - geht.
Man kann das “Lied der Freiheit” nicht auf dem Instrument der Gewalt spielen.
Die Fetten leben kürzer. Aber sie essen länger.
Freiheit kann man nicht simulieren.
Gib acht, daß du nicht zufällig unter das Glücksrad eines anderen gerätst.
Alle Götter waren unsterblich.
Wir sahen uns in die Augen, und ich sah nur mich, und sie sah nur sich.
Die Aufzucht der Genies sollte man nicht unbedingt mit Kretins beginnen.
“Wir werden ihm nur ein bißchen mit dem Finger drohen”, sagte er und legte diesen an den Abzug.
Selbst sein Schweigen enthielt Sprachfehler.
Die weißen Flecke sind von den Landkarten verschwunden. Sie siedelten in die Geschichtsbücher über.
Wenn Gerüchte alt werden, werden Sie Mythos.

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